Couteau Esee 4, l’indispensable du bivouac

Bien plus petit que ses grands frères l’Esee 5 et le Model 6, le numéro 4 n’en reste pas moins une belle lame très polyvalente. Le couteau de survie Esee 4 se montrera fort utile le temps d’une rando ou pour une petite session bushcraft. En revanche, si vous partez pour une expédition au long court, un trek de 20 jours, il risque d’être un tantinet trop court. Pour ainsi dire, avec son tranchant de 106 mm, le gros œuvre, comme le bâtonnage, n’est pas vraiment son truc. Même s’il peut dépanner à l’occasion. Pour voir la page produit et le prix d’achat en ligne du Esee 4 cliquez ici

Une lame signée Esee Knives

L’Esee 4, c’est du Esee Knives tout craché. À commencer par son acier 1095 qui vous assure un tranchant rasoir et une réelle facilité d’affûtage. Pour contrecarrer l’apparition de la rouille propre aux aciers carbone, le Model 4 voit sa lame recouverte d’un revêtement poudré. Ce dernier remplit son office à merveille et vient même ajouter une touche de classe supplémentaire en donnant à la lame cette teinte si particulière. S’il y en a parmi vous qui craignent de se frotter aux aciers carbone du fait de l’entretien qu’ils impliquent, sachez simplement que si vous prenez soin de votre couteau, il prendra soin de vous. Un peu d’huile d’olive appliquée sur la lame quand la corrosion pointe le bout de son nez et le tour est joué. Rien de plus.

>> Notre article pour bien choisir l’acier de son couteau <<

Autre avantage de cet acier carbone : plus souple que l’inox, il encaisse mieux les chocs avec une légère déformation de la matière au lieu d’une cassure franche et nette. Sans compter qu’avec cette lame, faisant 4,6 mm d’épaisseur, vous êtes à peu près certain qu’elle ne bronchera jamais. Pour ainsi dire, c’est du solide. Certifié. Et si malgré tout ce que je viens de vous raconter, vous préférez un inox, la lame de l’Esee 4 est aussi proposée en Stainless 440 C. Elle est juste un peu plus chère. À vous de voir.

Du côté du manche et de la gaine, un travail bien fini

Du côté du manche, là encore, l’Esee 4 fait bien les choses. La lame en pleine soie est couverte, au niveau de l’emmanchure, de micarta. Ce matériau, rugueux à souhait, vous assure un excellent grip qu’il pleuve ou qu’il vente. Bonus additionnel : le micarta est très résistant et passe au travers des aléas climatiques comme si de rien n’était, sans s’altérer. Ajoutez-y enfin le fait que le manche est démontable : c’est idéal lorsque l’on souhaite effectuer un nettoyage complet du couteau. 

Plus spécifiquement sur la forme du manche de l’Esee 4, bien qu’un peu court pour les grandes mains, il y a là aussi des pépites d’ingéniosité. Doté d’une simple empreinte pour l’index, le pouce vient se caler le plus naturellement du monde sur les rainures au dos de la lame, le jimping. La prise en main est très cohérente, moins empruntée que sur les gros formats que sont les models 5 et 6. Résultat : la maniabilité d’ensemble est quasi parfaite, destinant ce couteau à des tâches pouvant impliquer une certaine finesse.

Concernant l’étui, je trouve (mais c’est à titre personnel) que le kydex est vraiment moche. Ça fait clairement plastoc… Et, jamais, en termes d’élégance il n’arrivera à la cheville du cuir. Il n’empêche qu’en dehors de ces considérations esthétiques, cette gaine remplit toutes les missions qui sont les siennes : hyper pratique à porter, elle est aussi particulièrement fine pour un encombrement minimal et offre une rétention de lame très propre sans laisser de jeu. Que dire de plus… Ah oui, on peut observer un trou en son extrémité. Une idée toute simple mais des plus pratiques. Il permet à l’eau, par temps de pluie, de s’écouler au lieu de remplir l’étui.

Pour une prise en main spéciale bushcraft, direction l’Esee 4 HM

Si vous voulez encore plus de confort au niveau de la prise en main, l’Esee 4 HM est le couteau tout trouvé. En effet, HM signifie Handle Modification rappelant ainsi que la tenue a été repensée de A à Z sans que la lame ne soit pour autant modifiée. Avec ce manche, dans un style que l’on pourrait qualifier de plus traditionnel, les zones de frictions ont été supprimées. Finis les points chauds et autres ampoules qui rendent, à la longue, le travail insupportable. 

Le manche s’adapte à toutes les formes de main, les plus grandes glissant plutôt vers l’arrière – là où le diamètre est le plus important. Quant aux plus petites, elles auront tendance à se rapprocher de la lame. Pour l’histoire, l’Esee 4 a été pensé à l’origine pour la survie, avec l’Esee 4 HM on part clairement sur un couteau bushcraft voire chasse, plus agile et plus à même de rendre possible les travaux de précision. On aime aussi beaucoup l’étui en cuir qui vient contrebalancer le kydex habituel d’Esee Knives.  Seul hic, et non des moindres : cette modification se paie cash…

L’Esee 4, un couteau qui ne vous lâchera pas

Vous connaissez le concept du « one tool only » ? Non ? C’est très simple. Et la traduction française devrait vous mettre sur la piste : un seul outil. L’idée, c’est de n’avoir dans son bardât qu’un seul couteau qui puisse réaliser toutes les tâches auxquelles vous pourrez être confrontées dans la nature. Scier, hacher… Une espèce de perle rare, vous permettant d’économiser pas mal de poids et qui viendrait à bout de tout ce qu’il y a de plus ingrat. Je ne vous parle évidemment pas d’un petit couteau suisse, d’un truc de 5 cm de long avec une scie à la con. Non. Pour ça, il vous faut une lame qui en impose, un couteau qui ne frémit face à aucune contrainte, fût-elle dingue.

Eh bien, si c’est que vous cherchez, l’Esee 4 ne fera pas votre affaire. Son tranchant de 106 mm est trop court pour du bâtonnage, trop léger pour des frappes à la volée. Même si, en appoint, il peut dépanner à ces niveaux-là. Mais si vous vous lancez dans un stage de plusieurs jours ou partez pour une expédition au long court, il vous faudra lui adjoindre une hachette. Au minimum. Préférez lui alors l’Esee 5 ou l’Esee 6, le premier dessiné pour la survie, le second résolument pensé pour le bushcraft. En revanche, si vous espérez mettre la main sur une petite lame incassable, pas trop lourde, stylée à souhait, le Model 4 c’est le pied. En ce sens, c’est le couteau de camp, la lame de bivouac par excellence.

>> lire nos articles sur l’Esee 5 et sur l’Esee 6 << 

La fameuse « waranty no question asked » des couteaux Esee

Esee propose une « waranty no question asked ». Cela signifie que si votre couteau est endommagé, vous n’avez qu’à le renvoyer à Esee Knives. Ces derniers le réparent ou vous en renvoient un nouveau. Le tout sans poser de question. Difficile de faire mieux ! Et c’est aussi le gage de la qualité du produit. De la confiance qu’à la firme dans ses couteaux. Simple, efficace, sans prise de tête. Une manière aussi de dire au futur acheteur, à celui qui hésite face à un prix parfois élevé : avec une telle garantie, on vous prouve que vous payez de la qualité.

Pour ainsi dire, l’Esee 4 est un couteau indestructible. Je ne mâche pas mes mots. À moins que vous tentiez de lui infliger des torsions de malade ou de rouler dessus avec votre caisse, il n’y a aucune chance qu’il vous lâche. C’est d’ailleurs là qu’il fait toute la différence avec un Opinel ou un Mora. Si ces derniers sont vraiment ce qu’il se fait de mieux à ces prix-là, ils restent un peu trop fins à mon goût, fragiles à l’usage lorsqu’on les frotte à ce qui se fait de plus rugueux en bushcraft.

L’Esee 4, un couteau qui ne vous lâchera pas

À l’échelle de l’histoire de la coutellerie, l’Esee 4 est un gamin. La boîte qui le fabrique, Esee Knives, a été fondée en 1997… Mais, aux lames bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années : l’Esee 4 a été conçu par les employés de Randall’s Adventure & Training, une école qui forme à la survie. La jungle amazonienne, l’un des environnements les plus exigeant du globe, est leur terrain d’entraînement. Pour ainsi dire, il s’agit d’une lame pensée pour les conditions les plus extrêmes. Et les couteaux sont testés dans la durée. Les membres de la société Esee Knives réalisent près de 100 jours sur le terrain chaque année informe la firme.

Les caractéristiques de l’Esee 4

  • Poids : 210 g
  • Longueur de la lame : 106 mm
  • Épaisseur de la lame : 4,6 mm
  • Hauteur de lame : 31 mm
  • Longueur du manche : 110 mm
  • Longueur totale : 227 mm
  • Type d’acier : carbone 1095
  • Dureté de l’acier : 57 HRC
  • Garantie : à vie

Les avantages du couteau Esee 4

  • Bien plus compact que l’Esee 5 et l’Esee 6
  • Probablement le couteau Esee dont la taille paraît la plus « naturelle »
  • Excellente tenue en main et équilibre nickel
  • Un tranchant rasoir en sortie d’usine
  • Sa lame pleine soie pour une solidité maximale

Les inconvénients du couteau Esee 4

  • Manche assez court
  • Lame qui peut manquer d’envergure pour le gros œuvre

Résumé du couteau Esee 4

  • Maniabilité 90% 90%
  • Solidité 95% 95%
  • Prise en main 85% 85%
  • Adaptations aux contraintes extérieures 75% 75%
  • Taille 80% 80%

Test et avis de Lagertha sur le couteau Esee 4

Nous avons décerné à ce couteau une note de 17/20 tant sa conception d’ensemble nous paraît cohérente. Il représente un excellent compromis entre maniabilité et solidité. Toutefois, bien que son aspect compact puisse être considéré comme un atout, il lui confère aussi quelques défauts. Notamment de ne pouvoir s’atteler à 100 % aux tâches les plus exigeantes du bushcraft. Nous pensons notamment au bâtonnage pour lequel son envergure est insuffisante. De ce fait, l’Esee 4 reste un couteau d’appoint, une lame conçue pour répondre aux exigences du bivouac sans forcément donner entière satisfaction dans le registre de la survie.