Comment allumer un feu avec du bois humide ?

par | Avr 19, 2020 | Bushcraft | 0 commentaires

Vous voilà perdu au milieu de la forêt sous une drache d’enfer ? Le feu sous la flotte, c’est quelque-chose… Avec le bois humide, galère de l’allumer. N’est-ce pas ? Eh ouais, on sait ce que sait : de la fumée plein les yeux, le tout qui pique à vous en faire pleurer et une petite flammèche qu’on s’efforce de maintenir mais qui finit par crever. C’est aussi l’occasion de découvrir que son imper n’est plus si imperméable que ça. De se rappeler qu’on se les caille ferme quand on est trempé. Et de voir que, lorsqu’on a froid, on finit prostré.  En un mot : vous avez besoin de chaleur. De vous faire sécher. Et vite !

Ce scénario, des milliers de randonneurs l’ont vécu. Certains avec plus de facilité que d’autres : avec l’expérience, tout devient plus simple. On pose les bons gestes, on s’active comme il faut. Pas une seconde ne se perd. Perso, je commence par planter la tente et, dans la foulée, j’allume mon feu. On y est. 

Un bon allume-feu, rien de mieux face à du bois humide

Pour commencer, on vous prévient : on n’a pas de recette miracle. Ce sont des petits trucs, des astuces bushcraft, qui, lorsqu’ils sont mis bout à bout, peuvent faire la différence. En tout cas, la première chose qu’il faut chercher, avant de se diriger vers des branchages de diamètre imposant, c’est de quoi faire partir le feu. Certains ont sur eux un peu d’amadou, ces gros champignons qui vivent accrochés sur les troncs. Leur partie spongieuse, une fois séchée, fait un parfait allume-feu. On ne peut que vous recommander d’en avoir un peu au fond de votre sac de rando. 

D’autres préfèrent la fleur de jonc (vous savez, ces espèces de saucisses que l’on voit parfois pousser dans les fossés en bord de route). Ça ne pèse rien, la flamme part en deux-deux mais, ça ne dure pas des lustres. Pour ma part, mon cœur balance pour l’écorce de bouleau : emplie d’une essence naturelle, elle permet de disposer d’une flamme vivace et durable en quelques secondes. Il reste encore le classique du tampon hygiénique. Et, dernière petite astuce : le coton carbonisé. On vous laisse regarder la vidéo à ce sujet. 

Faire partir son feu, un travail de longue haleine

Ok, je vois déjà ce que vous allez me rétorquer : il n’y a rien de tout ça dans les parages de votre campement. Ça se complique mais pas de panique ! Voilà ce que l’on vous conseille :

  • Primo, pour allumer votre feu, évitez de ramasser le bois mort au sol. C’est celui qui sera le plus humide. 
  • Dirigez-vous donc, de préférence, sur des branchages morts encore sur pied. Bien secs évidemment.
  • S’il y a des résineux, c’est le pied. Ils vous feront tout sauf de la bonne braise mais, côté inflammabilité, on ne fait pas mieux.

C’est bon, vous avez ça sur vous ? On continue et, là, autant vous dire qu’il va falloir s’armer d’un peu de patience :

  • Sortez votre couteau et commencez à éplucher l’écorce de ces branchages. C’est là où il y a le plus de flotte. Pas la peine non plus de faire une œuvre d’art.
  • Sur certains, entrez dans la chair du bois pour en faire des petits copeaux. Sans pour autant les détacher du branchage. Plus fin encore que les brindilles, ils vont s’enflammer à vitesse grand V.
  • Gardez l’une de de ces brindilles : quand tout sera fini, vous pourrez ensuite l’allumer avec votre briquet et la glisser dans le tas pour l’embraser.

Il ne vous reste plus qu’à faire la même chose sur des branchages de taille intermédiaire. Et, si vous êtes un vrai puriste, muni d’une lame robuste comme un couteau bushcraft ou de survie, vous pouvez même vous amuser à fendre ces sections-là suivant la méthode du bâtonnage : le cœur du bois est archi sec. 

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