Faut-il préparer un stock alimentaire de survie ?

par | Mar 28, 2020 | Survivalisme | 0 commentaires

Achats compulsifs, supermarchés dévalisés, scènes ahurissantes… La crise sanitaire que nous vivons a donné à voir son lots de spectacles improbables qu’une bonne anticipation individuelle aurait largement permis d’éviter. En filigrane, cette situation rouvre la question de la pertinence d’un stock alimentaire de survie et de sa composition. 

Nous vous le disions dans un précédent article : se ruer sur les supermarchés, en cette période de confinement, n’est pas une bonne idée. Franchement pas, en vérité. Les grandes-surfaces restent ouvertes, les réapprovisionnements tournent ronds et nous disposons de l’essentiel pour vivre correctement. Pas de panique, donc. La fin du monde attendra encore un moment.

Il n’empêche, cette période de pandémie est riche en enseignements. Elle nous rappelle, avec une acuité évidente, que l’anticipation est la pierre angulaire d’une gestion de crise efficace. Et que dans un monde où la logique des flux tendus prédomine, faire des stocks peut tout de même avoir du bon. Qu’il s’agisse de masques, pour évoquer les sujets du moment, ou, plus prosaïquement, de nourriture. En guise de complément, nous devrions encore ajouter qu’en cas d’effondrement, plus encore que la bouffe, le nerf de la guerre restera l’accès à l’eau. Potable évidemment.

 

L’autosuffisance, le Graal du survivaliste

 

Alors, niveau nourriture, que faire pour prendre les devants ? Et le stock alimentaire de survie dans tout ça ? Premier conseil pour ceux qui disposent d’un lopin de terre : enlevez la pelouse, les graviers, le béton pour y planter des potirons, y installer un potager. C’est du travail, une ascèse même. Pour certains un plaisir. Dans tous les cas, ça renforcera votre autonomie alimentaire. Et, bénéfice supplémentaire, ce sera l’occasion de manger sain, local et bio pour pas un rond, sinon votre sueur. Faut-il encore ajouter qu’une terre ça se travaille et que ça prend du temps. Il faut se mettre à biner dès maintenant. Quand tout foutra le camp, ce sera trop tard. Quant au poulailler, c’est le pied : il vous assurera, avec la ponte régulière, tune bonne part des protéines dont vous avez besoin.

Dans la même veine, tout un courant survivaliste s’intéresse, à raison, aux plantes sauvages. Nos collines et nos plaines regorgent de trucs stylés à manger. Orties, épinards, asperges, pissenlits… Même si caloriquement ça reste léger… Et, faut-il le préciser, l’écrasante majorité de nos concitoyens vivent maintenant dans des aires urbaines : dans ces zones, accéder à la nature et disposer d’un jardin confine au luxe. Pauvres Parisiens… C’est eux, en priorité, qui doivent penser à remplir leurs placards. Et le faire en intelligence. C’est-à-dire avec des aliments suffisamment riches en vitamines, en nutriments, pour assurer tous les apports nécessaires. Tout en ayant l’assurance qu’ils se conserveront suffisamment longtemps.

 

Stocker des produits de longue conservation

 

Si le site résilience urbaine propose une liste très complète de ce qu’il faut mettre de côté pour se préparer à une crise majeure, nous vous proposons de ne retenir que l’essentiel. A noter qu’il n’y a dans notre inventaire que des produits que l’on peut acheter en grande-surface. Ils seront aussi parmi les premiers à disparaître en cas de rupture de la chaîne d’approvisionnement ou de rush après un mouvement de panique.

 

Liste des aliments de première nécessité pour un stock de survie

 

  • du riz, des pâtes, de la semoule. Il s’agit des aliments de dépannage par excellence. Neutres et nourrissants, ils s’accommodent d’une foultitude de sauces. Concernant les pâtes, optez plutôt pour celles au blé complet.
  • du sel et du sucre. Ces deux condiments sont les conservateurs naturels ultimes.
  • de la farine de blé complet et de la levure. On vous prévient, ce sera à vous de faire votre pain.
  • de l’huile d’olive. Apport en matière grasse, cuisson, cosmétique… Ça sert à tout ou presque.
  • du quinoa et du sarrasin. Ils contiennent les 7 acides aminés essentiels à une alimentation saine et équilibrée.
  • des lentilles, des haricots secs, des pois chiches… Les légumineuses s’avèrent très nourrissantes pour un prix dérisoire. Sans compter qu’elles peuvent être cuisinées de mille et une façons.
  • des épices et aromates. Dans un commun assez fade (il n’y a rien de très attrayant à manger dans notre liste), relever ses plats est essentiel.
  • de la spiruline. Cette algue est une excellente source d’apport en protéines. Un seul problème : son prix complètement ahurissant.
  • de l’alcool neutre (vodka). Il peut à la fois servir comme combustible, comme conservateur ou pour les soins médicaux,
  • des conserves de poissons (thon, sardine, maquereau).  Riches en protéines, ces aliments peuvent remplacer la viande.
  • des fruits secs et en conserve. Cinq fruits et légumes par jour, ce n’est pas qu’un slogan. C’est aussi le rappel du fait que ces aliments sont structurants pour être en forme et en bonne santé.

Enfin, pour constituer votre stock alimentaire de survie, allez-y petit à petit. Prenez le temps de bien définir votre besoin. En famille si besoin. Au fond, votre réserve ne doit pas être le reflet d’un achat panique, d’un geste irrationnel : c’est un stock stratégique, réfléchi, raisonnable. 

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