Avec le covid, les bunkers souterrains ont le vent en poupe

par | Déc 14, 2020 | Survivalisme | 1 commentaire

Coronavirus oblige : la peur gagne du terrain. Et s’il ne fallait qu’une preuve, la voici : les ventes de bunkers souterrains ont tout bonnement explosé en 2020, largement portées par le spectre de la pandémie. La société américaine Vivos, qui gère la plus grand parc d’abris de survie au monde, a vu ses ventes augmenter de près de 500 % cette année, révèle Sky News.

Le coronavirus ne fait pas que des malheureux. Certains s’en frottent même les main, à l’instar de la société Vivos. Le chiffre d’affaires de cette firme américaine, qui se présente comme la plus grande communauté de survivalistes au monde, bat tous les records. Son produit phare, le bunker, a ainsi vu ses ventes croître de 500 %. En parallèle, la firme enregistre une augmentation de 2 000 % de demandes de renseignements. Rien que ça…

Le top du confort pour un bunker souterrain

Les bunkers sont localié dans 5 sites distincts. A commencer par la région des Black Hills, dans l’Etat du Dakota du Sud, qui est l’une des zones les plus sûres du globe. Mais aussi en plein cœur de l’Europe. Le tout dans une ancienne base soviétique construite lors de la guerre froide et ensevelie à plus de 120 m de profondeur. Le prix d’entrée se négocie à 35 000 dollars par personne. Pour les places les plus chères, comptez environ 110 000 dollars.

À ce tarif-là, vous avez tout de même le top du confort. On est bien loin du trou miteux, humide et froid auquel on peut s’attendre. C’est même tout l’inverse. Petites lumières LED qui simulent une vue de l’extérieur. Le plancher flottant qui va bien. De l’eau de source à volonté. Un magasin pour se sustenter. Si vous voulez trinquer, le restaurant-bar est là (et celui-là n’est pas fermé pour mesures covid…). On y trouve encore un théâtre, une salle de sport et un centre médical. Le tout étant évidemment placé sous la protection d’une garde formé par l’armée. Safe et propre quoi.

Vue intérieure d’un bunker souterrain semi-collectif de la société Vivos.

Des ventes qui explosent pour les produits lyophilisés

Dans son reportage, Sky News rapporte le cas édifiant d’un couple d’américains, Tom et Mary Soulsby. Loin d’être des hurluberlus, le mari étant ingénieur chez Microsoft, ils ont décidé de s’installer dans l’un des bunker de Vivos. Leur déclencheur ? L’annonce du confinement de la ville d’Atlanta (Géorgie) dans laquelle ils résidaient jusque-là. Pour Tom Soulsby, plus que de la pandémie, ce sont « des personnes » dont il faut se méfier. En toile de fond, selon lui, la crainte qu’une perturbation de la chaîne d’approvisionnement ne conduise à des « troubles sociaux » d’ampleur.

En même temps, pour ceux qui se souviennent des magasins pris d’asssaut lors du premier confinement, il est bien difficile de leur donner totalement tort. Le risque existe…

A noter: cette vague d’inquiétude ne touche pas que les USA. En Grande-Bretagne, le coronavirus a également poussé les Britanniques à investir dans des produits de survie. La vente d’aliments lyophilisés y a augmenté en flèche (+ 487 % lors des trois derniers mois, rapporte Sky News).

1 Commentaire

  1. Jérome

    Tout ce qui se passe aux US arrive en France entre 2 et 5 ans après. Les bunkers n’échappent pas à la règle. Vivos s’est fait connaitre en recyclant des bunkers abandonnés en 2012, lorsque le calendrier Maya annonçait la fin du monde. En fait, non pas la fin du monde mais du Baktun, l’unité de temps du calendrier.

    Ensuite, faire 500% d’augmentation lorsque l’on part de 0, c’est assez facile. Il faut donc relativiser le succès.

    Mais les français n’ont pas attendus que les américains viennent leur vendre leur soupe en utilisant copieusement l’effet de levier de la peur.

    Une société française (du nom de Bünkl) au discours plus posé et plus construit propose des constructions sécurisées pour se prémunir de risques biens plus probables que la chute d’une astéroïde ou d’une invasion extra-terrestre : pièce de panique, abri climatique, bunker NRBC…

    C’est français, c’est fait chez nous et rien que pour cela, ça valait la peine de laisser quelques lignes sur ce blog.

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